Avocat 3.0 : l’évolution des mentalités est un préalable à la transformation des cabinets d’avocats

Nous avons débuté notre grande étude intitulée La grande transformation stratégique des cabinets d’avocats par un propos introductif décrivant les principales étapes : analyse des forces du marché à l’oeuvre, problématiques en jeu, moyens d’actions. C’est par ces étapes que l’avocat 3.0 peut émerger.

Dans la 2e partie de notre analyse, nous avons ensuite illustré les grand changements à l’oeuvre. Nous concluions sur le fait que le changement sera un succès au prix de 3 transformations :

  • Culturelle : faire évoluer les mentalités au sein du cabinet
  • Organisationnelle : faire évoluer les processus de travail
  • Digitale : s’appuyer sur les outils permettant le changement

Nous allons concentrer aujourd’hui notre analyse sur la transformation culturelle, préalable indispensable à l’adaptation des cabinets d’avocats aux nouvelles conditions de marché. C’est l’avénement de l’avocat 3.0.

Avocat 3.0 : son avénement passe par une véritable transformation culturelle

La première condition de la transformation des cabinets d’avocats est de changer les mentalités, notamment celle des associés du cabinet. Il faut bien comprendre que le changement est INELUCTABLE. Rien ne peut en effet arrêter la vague de numérisation et d’ouverture du marché du droit. Rien non plus ne peut arrêter les changements de comportements des clients. Il vaut donc bien mieux tirer parti des opportunités que le changement porte plutôt que de vouloir s’arc-bouter à ses anciennes pratiques.

Continuer la lecture de Avocat 3.0 : l’évolution des mentalités est un préalable à la transformation des cabinets d’avocats

Partager cet article

Solution de gestion : l’ergonomie est décisive

De nombreuses outils de gestion de cabinets d’avocats sont disponibles sur le marché. Et c’est sans compter l’offre pléthorique de produits anglophones. Quel critère-clé doit présider au choix de la solution de gestion de votre cabinet ?

L’ergonomie est essentielle pour tous les logiciels

Un élément décisif est souvent sous-estimé : l’ergonomie. C’est pourtant l’élément qui fait la différence à l’heure de choisir la solution de gestion du cabinet et plus encore, lorsqu’on l’utilise. 

Pour s’en convaincre, il suffit de réfléchir depuis le point de vue de l’utilisateur. Que m’apportent les fonctionnalités pourtant fantastiques de gestion de base de données en sql sur Excel ? De multiples possibilités de travail. Néanmoins, il faudrait me former des jours entiers pour que je maîtrise le début de cette fonctionnalité.  Continuer la lecture de Solution de gestion : l’ergonomie est décisive

Partager cet article

Business developpement : augmentez l’activité du cabinet !

Comment renforcer la relation du cabinet d’avocats avec ses clients ? Quelles sont les options dont il dispose ? Le business developpement est de loin l’axe de travail le plus pertinent.

Le business developpement est un terme assez récent dans l’univers des avocats. Issu du monde de l’entreprise anglo-saxon, le terme désigne les actions de marketing, de communication et de partenariats qui sont réalisées dans l’objectif de développer l’activité économique du cabinet.

Concrètement, il s’agit de déployer la stratégie du cabinet en actions de communications ciblées sur les contacts qualifiés des associés ou du cabinet, afin de gagner de nouveaux dossiers au sein des clients du cabinet ou de gagner de nouveaux clients.

1. Le Business Developpement débute par la définition de sa stratégie 

Quelle est la valeur ajoutée du cabinet ? Quel est son positionnement stratégique ? Cette question est la clé de voûte de la stratégie de Business Developpement. Si vous souhaitez développer votre clientèle de TPE/PME, ce n’est pas la même approche qu’une clientèle de particuliers, ou de grands comptes. Continuer la lecture de Business developpement : augmentez l’activité du cabinet !

Partager cet article

Avocats, travaillez votre marque employeur !

Votre réputation est un tout : elle vous permet d’attirer des clients, d’augmenter votre taux horaire mais aussi de fidéliser et recruter les meilleurs. C’est là que votre réputation se convertit en marque employeur. Et si elle est mauvaise, ne réécrivez pas pour la 100e fois votre annonce de recrutement ! C’est qu’il y a d’autres problèmes.

Continuer la lecture de Avocats, travaillez votre marque employeur !

Partager cet article

Les logiciels pour avocats transforment la profession

logiciels pour avocats JusticeNous souhaitons aujourd’hui évoquer l’article très complet paru ce jour dans « Le Journal du Village de la Justice » sur les logiciels pour avocats.

Retrouvez ici l’article « Les nouveautés numériques transforment la profession ».

Ainsi, 3 lignes de force se dégagent de l’analyse : simplifier sa facturation, développer sa relation client, utiliser un outil agile.

 

Les logiciels pour avocats se transforment…

« Avec la technologie actuelle, on sort du rendez-vous qui a duré 2h, on rentre dans un taxi et, depuis son téléphone, on valide le temps passé. C’est vraiment quelques secondes ! » (citation de Martin Bussy, cofondateur de Jarvis Legal, extraite de l’article).

Continuer la lecture de Les logiciels pour avocats transforment la profession

Partager cet article

Protection des données : la RCP de l’avocat est en jeu

La protection des données passe par la sécurité informatique. Stéphane Lataste, avocat associé au cabinet Chatain & Associés, assisté d’Ariane Dérobert, a publié un article dans Lextenso et la Gazette du Palais, sur le thème : « La responsabilité civile professionnelle de l’avocat du fait des intrusions informatiques ».

La protection des données est mise à l’épreuve

 » Les nouveaux risques liés à la cybercriminalité font augmenter les risques pesant sur les systèmes informatiques. (…) L’avocat se doit d’être particulièrement prudent en la matière. (…). »

De plus, l’article 34 de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 impose « de prendre toutes précautions utiles (…) pour préserver la sécurité des données ».

protection des données avocat
Vos données et celles de vos clients sont-elles à l’abri des attaques ? Source : gratisography.com

Continuer la lecture de Protection des données : la RCP de l’avocat est en jeu

Partager cet article

Legaltechs et avocats : faut-il les opposer ?

Nous avons lu avec attention la tribune publiée jeudi 7 septembre dans Le Monde du Droit et le Village de la Justice et intitulée : « Legaltechs et Avocats : l’envers du décor ». Nous comprenons que les legaltechs qui mettent en relation avocats et clients devraient être soumises à un label délivré par l’Ordre des Avocats.

Les legaltechs doivent-elles juridiquement être régulées ?

Cette question soulève de nombreux points épineux :

  • Qu’est-ce qu’une legaltech ? Jarvis Legal est une legaltech, comme le sont Clio ou MyCase aux Etats-Unis. Doctrine.fr est également une legaltech. Devrions-nous être régulés par l’Ordre des Avocats ?
  • Comment distinguer les start-ups apportant de l’activité aux avocats ? Entre celles considérées comme « justes » et celles « injustes » ?
  • L’Ordre est-il compétent pour réguler cette activité ? Beaucoup d’entreprises vendent des modèles de documents juridiques sans être avocats. Seront-elles également interdites ?

Si cette idée devait poursuivre son chemin, nous serions très intéressés à participer au réflexions et décisions qui seraient prises.

Les legaltechs doivent-elles moralement être gérées par les avocats ?

La question ici posée est intéressante : faut-il être avocat pour respecter la déontologie ? Et même faut-il être avocat pour adopter un comportement éthique dans les affaires ?

Legaltechs et avocats
Est-il nécessaire d’être avocat pour développer des startups technologiques ?

Il nous semble que la réponse dans les 2 cas est : non.

Certains avocats ne respectent pas la déontologie, c’est d’ailleurs bien le rôle de l’ordre que de le vérifier. Certains entrepreneurs ne respectent pas la loi : c’est le rôle des tribunaux que de mettre fin à ces pratiques.

Ainsi, de notre point de vue, l’immense majorité des avocats comme les entrepreneurs respectent la loi, la déontologie et l’éthique, ou en tous les cas s’y efforcent.

Les avocats sont-ils également plus légitimes sur les sujets technologiques ? En tous les cas pas plus que les ingénieurs ou de n’importe quelle autre profession. 

Les legaltechs apportent beaucoup plus de valeur qu’elles n’en détruisent

Nous avons pour notre part écrit différents articles pour tenter d’expliquer en quoi les #legaltechs apportaient de la valeur pour les avocats et non contre eux. Par exemple, nous contestons le terme d’uberisation du droit dans cet article ou celui-ci. Concrètement, nous pensons que les #legaltechs, quel que soit leur positionnement, travaille d’abord pour les avocats et non contre eux. En tous les cas, aucune ne prétend se substituer à l’avocat.

Ainsi, si l’on regarde la situation aux Etats-Unis, on perçoit que l’avenir de la profession en France est optimiste. La hausse du nombre d’avocats et de leur revenu moyen se fait en parallèle de la hausse de l’investissement en technologie et d’un rapprochement entre confrères.

 

Legaltechs et avocats
La technologie et la tradition ne sont pas des ennemis, mais des alliés

C’est pourquoi, au-delà des angoisses soulevées par ces changements sur le marché, la révolution la plus difficile et la plus contestée reste la révolution culturelle : passer de l’avocat artisan à l’avocat entrepreneur. Et pour cela, les #legaltechs, qu’elles soient signataires de cette tribune ou non, apportent beaucoup de valeur !

Partager cet article

La transformation digitale augmente la valorisation du cabinet !

Les mutations du marché du droit font évoluer les méthodes de valorisation du cabinet d’avocats. Les avocats sont de plus en plus des entrepreneurs et de moins en moins des artisans libéraux. Les différences d’organisation, de gestion des revenus, de développement de la culture d’entreprise influent sur la rentabilité et le développement économique des cabinets. 

La valorisation du cabinet, analyse de la situation

La nouvelle publication du cabinet Jurimanagement « Avocats : Valoriser, céder, acquérir son activité » se penche sur le sujet de la valorisation du cabinet (vous pouvez commander l’ouvrage ici).

L’article « Savez-vous valoriser votre activité d’avocat et votre cabinet ? » paru le 4 septembre dans le Village de la Justice résume les enjeux principaux :

Continuer la lecture de La transformation digitale augmente la valorisation du cabinet !

Partager cet article

Uberisation du droit et Legaltech : 2 termes à ne pas rapprocher

1001startups a sorti ces jours-ci un article posant la question de « l’uberisation du droit » (cf article ci-dessous). C’est en effet une question que se posent de nombreux avocats et professionnels du droit de manière générale.

#Legaltech : doit-on réellement parler « d’ubérisation » du droit ?

Il n’y a pas d’uberisation du droit

Le terme d’uberisation a été créé par Maurice Levy, patron de Publicis il y a quelques années. Il désigne un processus de remplacement d’une profession et de ses règles par un nouvel acteur qui s’en affranchit. De ce point de vue, nous pouvons affirmer de manière très claire qu’il n’y a pas d’uberisation du droit, ni en France ni même aux Etats-Unis.

Si l’on cite des acteurs tels que Doctrine, Predictice ou Mon-avocat, aucun n’est une menace pour les avocats. Tous apportent des solutions pertinentes pour améliorer son travail. Jarvis Legal se situe également comme apporteur de valeur ajoutée pour l’avocat, afin qu’il se concentre sur son expertise et sa relation client et non sur la gestion administrative et comptable de son activité.

legaltech uberisation du droit

Même des acteurs comme Rocket Lawyer, Captain Contrat ou Legalstart ne sont pas des menaces. Bien qu’ils proposent aux clients finaux d’acheter en ligne des documents et contrats, pour un tarif souvent moins élevé que ceux des avocats, ces sites ne proposent pas un service SANS avocat. C’est une sorte d’accès peu onéreux à un premier niveau de services juridiques, qui a besoin d’être complété par l’expertise et l’interprétation d’un avocat. Ce sont finalement plus des apporteurs d’affaires que des services juridiques.

En revanche, la déréglementation des professions juridiques fait évoluer le modèle économique des différents acteurs, notamment les avocats. Le marché du droit évolue également, le client (entreprise, personne physique) prenant le pouvoir et l’avocat devenant « price maker »

Ce diagnostic est rappelé notamment par Kami Haeri, Richard Susskind. David Wilkins ou Rohit Talwar mettent également en avant les opportunités que ces transformations créent.

Les bonnes et les mauvaises #Legaltechs

Aucune #Legaltech n’est mauvaise, toutes apportent des services utiles aux avocats. Le marché américain, en avance de 6-7 ans sur le marché français, éclaire d’ailleurs l’avenir possible du marché français :

  • accélération de la croissance du chiffre d’affaire des avocats,
  • augmentation du nombre d’avocats
  • répartition des prix des avocats sur une échelle plus large
  • hausse de la spécialisation des avocats
  • optimisation des coûts et de l’organisation des cabinets

Alors c’est quoi la différence entre une bonne et une mauvaise legaltech ? C’est à peu près aussi clair que la différence entre le bon et le mauvais chasseur du fameux sketch des Inconnus. 

Chercher à « moraliser » les #legaltechs entre bonnes et mauvaises est pour le coup un mauvais combat !

Bonnes vacances à tous !

Partager cet article

Logiciel pour avocat sur Mac ? Attention aux fausses solutions !

De plus en plus de cabinets d’avocats s’équipent d’ordinateurs Apple et non PC. La fiabilité, l’ergonomie, l’esthétique du produit sont des arguments auxquels les avocats sont sensibles. Aux Etats-Unis, la part de marché de Mac était de plus de 60% chez les avocats en 2013. La proportion n’est pas si élevée en France mais a fortement progressé. On peut estimer à environ 40% la part de marché d’Apple. Dès lors se pose la question du choix du logiciel pour avocat sur Mac. 

Comment choisir son logiciel pour avocat sur Mac ?

Ce changement d’équipement implique de choisir un logiciel de gestion pour Mac. Tous ne sont pas compatibles, loin de là !

Tout d’abord, il convient de réfléchir aux questions d’organisation et de processus de travail. Retrouvez dans le détail les 5 questions à se poser pour choisir un logiciel juridique

logiciel pour avocat sur mac
Travailler sur Mac est un confort que de nombreux avocats apprécient

 

Mais les logiciels pour avocats compatibles avec Mac restreignent le choix. En effet, seuls les solutions hébergées dans le cloud sont désormais compatibles. Les différents éditeurs de logiciels ont tous stoppé leurs développements spécifiques Mac. Ils ne les maintiennent plus sur les nouvelles versions MacOS, obligeant leurs clients à ne plus mettre à jour leurs machines !

Quelle solution hébergée de gestion pour avocat choisir ?

Parmi les solutions hébergées, il convient de distinguer celles qui sont réellement compatibles Mac et celles qui ne le sont que partiellement. En effet, certains outils imposent une émulateur (une Virtual Box ou Parallel Desktop) pour rendre leur logiciel fonctionnel. Ces logiciels ont besoin d’installer des fichiers de format .exe sur les machines, format uniquement compatibles avec Windows.

Il faut donc se rendre compte que cela implique de ne plus utiliser du tout son système d’exploitation et d’installer Windows sur son Mac ! 

De notre point de vue, c’est un non sens. Quel intérêt y a-t-il à acheter une matériel Apple s’il faut racheter une licence Windows, un antivirus et tous ses logiciels ? et utiliser une grande partie de ses ressources machines pour faire tourner cet émulateur ? Il est préférable dans ce cas de vendre son Mac et racheter un PC.

Il existe cependant des solutions 100% hébergées, parfaitement compatibles avec votre équipement Apple. Ces logiciels pour avocats sur Mac sont bien entendu à privilégier. Jarvis Legal en fait bien sûr partie, puisque notre technologie 100% cloud vous garantit non seulement une accessibilité de n’importe quel ordinateur (PC, Mac, Linux, tablettes, smartphones), mais aussi une parfaite sécurité grâce à notre fonctionnement en cloud dédié. 

Partager cet article